Combien coûtera Herceptin?

Les 19 réponses à l’article de Barrett et al expriment des inquiétudes quant à l’indépendance de l’Institut national pour la santé et l’excellence clinique (NICE), ses attributions et son rôle par rapport aux trusts de soins primaires.1

Les gens sont divisés sur la question de savoir si NICE devrait décider quels services couper pour financer les nouvelles technologies (coûts d’opportunité). Mais sans un organe de mise en œuvre, on ne sait pas comment réagir aux recommandations de NICE. Les attributions de NICE ne sont pas la distribution équitable d’un budget de soins de santé limité, mais ses conseils devraient fournir aux professionnels de la santé et aux organes politiques un moyen de prendre des décisions informées et de les communiquer au public. Le public doit à son tour accepter que les soins de santé sont une ressource limitée et que la décision est entre le rationnement et le paiement de taxes plus élevées.

Le rôle des commissions de soins primaires en tant que commissaires locaux forts est souligné par plusieurs correspondants. Besoins. On pourrait aussi s’attendre à ce qu’ils fassent valoir leurs arguments en faveur de budgets plus importants aux politiciens qui contrôlent les budgets nationaux et au public. Ils sont en mesure d’aider les cliniciens à faire face aux médias, aux politiciens et aux groupes de pression.

Deux correspondants fournissent des exemples de la manière dont les directives du NICE limitent déjà les options de traitement en soins palliatifs et en chimiothérapie. Et un correspondant suggère de manière pragmatique un budget divisé en “ historique ” et “ innovant ” traitements.

D’autres encore se demandent si la rentabilité est le bon outil de priorisation. Et, étant donné que le cancer du sein n’est plus une maladie du vieillissement, ces problèmes de prescription pourraient à l’avenir être complètement évités si l’accent était mis sur la santé et la prévention.

Le rôle des médias est abordé par plusieurs correspondants, notamment un médecin et une ancienne patiente atteinte d’un cancer du sein, Jane Cooper. Elle a été prise dans le cirque médiatique entourant Herceptin et, après des discussions avec son oncologue, a décidé de ne pas le prendre. Benjamin White, un officier supérieur en soins intensifs, le résume bien. Soit la profession se rend responsable de toutes les lacunes du service, soit nous sommes confrontés à la possibilité de soins de santé pour ceux qui crient le plus fort. Il est clair que le public a besoin d’être correctement informé sur ce qu’il doit attendre de son service de santé, mais nous ne pouvons pas risquer que le débat soit détourné par les groupes les plus virulents ou bien financés. ”